Notre Histoire

La fondation et les débuts de l'association

 

1961 : Création du MAS

Maurice LIOTARD, premier juge lyonnais de l'application des peines, Charles VERJAT, éducateur qui devint le premier agent de probation, Odette DAUVERGNE et Jeanne ENJOLRAS, assistantes sociales ont impulsé la mise en place d'une structure d'accueil spécifiquement dédiée aux sortants de prison et d'un réseau de bénévoles comportant notamment avocats, juristes, criminologues, chefs d'entreprise...

C'est ainsi que naquit l'association « Le MAS », le 22 juin 1961 (déclarée au Journal Officiel du 8 juillet 1961) et agréée par le Ministère de la Justice le 1er octobre 1962.
La jeune association « Le MAS » s'était donné pour mission de « soutenir et prolonger l'action du Comité de probation et d'assistance aux libérés de Lyon et celle de la Commission d'assistance aux vagabonds, par la création et la gestion de foyers destinés à l'accueil de ces personnes, à leur hébergement, leur rééducation, leur formation professionnelle et leur reclassement social en général ».

 

1962 : Inauguration du Foyer Maurice Liotard

Le Foyer Maurice Liotard fut inauguré le 7 décembre 1962. Le réseau de bénévoles comportait une cinquantaine de membres s'investissant dans la prise en charge individuelle des probationnaires et des libérés conditionnels*.

 

1966 : Création du Centre de documentation et de recherche (CDJM)

Rassemblant des ouvrages et des dossiers documentaires sur la délinquance, la prison, la marginalité, l'exclusion, les dispositifs d'aide étatique et associative en faveur de ces populations démunies, cette bibliothèque alimentait la réflexion des membres de l'association, des professionnels impliqués dans ce champ, des étudiants qui se destinaient à y entrer, des chercheurs... Ce centre de documentation a cessé de fonctionner aujourd’hui.

 

1974 : Elargissement de l’action vers des populations marginales non délinquantes

En 1974, avec le soutien du Conseil Général, l'association achetait deux appartements dans le 7e arrondissement de Lyon où elle installait son siège, mais surtout un Centre d'accueil et d'orientation (CAO) destiné à l’accueil et l’accompagnement de personnes sans domicile fixe.

 

1983 : Création de « Info-victimes-Le MAS »

En 1982, dans le cadre d’une expérimentation souhaitée par Robert Badinter (Garde des Sceaux et Ministre de la Justice) l’association Le MAS ouvre un des premiers services d’aide et de soutien aux victimes d’infraction pénale en France,  Info-Victimes. Le service Info-Victimes développera ensuite des activités complémentaires d’aide à l’accès aux droits. Ce service d’aide aux victimes n'a cessé de se développer en tenant des permanences au plus près des justiciables, dans deux Maisons de la justice et du droit, au commissariat du 2e arrondissement de Lyon, au service d'urgence de l'Hôpital Saint Luc-Saint Joseph et enfin au Tribunal de Grande Instance lui-même.

 

1996 : Création de « Pause Diabolo »

Dans les années 90, la propagation du sida et des hépatites virales devenait une préoccupation première des pouvoirs publics, tant pour protéger les toxicomanes que pour protéger la population d'une éventuelle contamination. Des distributeurs automatiques de seringues et de kits d'hygiène à usage unique étaient mis à disposition dans des lieux publics. Mais cette prévention, réalisée sans relation directe avec la personne, n'était pas en accord avec les valeurs de l'association. C'est ainsi que fut fondée « Pause Diabolo », devenu en 2006 un Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogue (CAARUD), travaillant en lien étroit avec d'autres structures complémentaires.

 

2000 : « Dispositif Nuitées d’Hôtel »

En 2000, Le MAS  fut chargé de la gestion du budget du dispositif dit « des nuitées d'hôtel », porté par plusieurs associations, permettant un accueil ponctuel de personnes nécessitant un hébergement d'urgence.

*Probationnaires : personnes qui ont été condamnées à une peine d'emprisonnement avec sursis assortie d'un temps de probation, c'est à dire d'un temps fixé par la juridiction de jugement, pendant lequel elles sont soumises à certaines obligations (formation, emploi, soins, dédommagement de la victime....) ; elles peuvent également avoir été condamnées à une peine mixte, comportant une part d'emprisonnement ferme et une part avec du sursis ; dans les deux cas, si la personne ne respecte pas ses obligations, elle peut être tenue de passer en détention le temps initialement prévu avec sursis.

*Libération conditionnelle : il s'agit d'une mesure d'individualisation de la peine accessible à certains condamnés manifestant une volonté de réinsertion ; elle est décidée par le juge de l'application des peines (JAP) ;elle permet de libérer ceux-ci avant la date d'expiration de la peine avec un certain nombre d'obligations à respecter; faute de respect de ses obligations, le JAP peut révoquer la mesure de libération conditionnelle et le condamné retourne alors en détention finir sa peine.

 

Les développements récents

 

2009 : Fusion avec l'association « Résidence »

L’association Résidence a été créée en octobre 1987 dans le contexte de la loi n° 90-449 du 31 mai 2010 visant la mise en œuvre du droit au logement (dite loi Besson).    Résidence s’était donné comme objectif de proposer un logement temporaire et un accompagnement social adapté à des personnes isolées, en difficultés sociales, afin de favoriser leur retour à une autonomie de vie quotidienne. L’association avait développé un parc de logements situés au cœur de Lyon.

 

2010 : Fusion avec l'association « Aide aux victimes Saint-Fons-Vénissieux »

Créée en juillet 1990 par la municipalité de Saint-Fons, cette association a étendu son activité sur les villes avoisinantes de Vénissieux, Feyzin, Saint-Priest et Mions à partir de 2001, en étroite collaboration avec la Maison de Justice qui s'était implantée à Vénissieux en 1998.

 

2011 : Reprise de « l’Eclaircie »

En 2011, l’association reprend en gestion le Centre d’Accueil et d’Hébergement d’Urgence L’éclaircie, situé sur la commune de St Priest et géré par le CCAS depuis 1994. Le projet établi en concertation avec la commune réoriente l’établissement vers l’aide aux femmes avec enfants en situation de précarité.

 

2011 : Fusion avec l’association « Orangerie »

Créée en 1985, l’association Orangerie avait pour mission la réinsertion sociale de personnes sans logement, sans travail et sans ressources ; elle comportait alors un CHRS et un Centre d'Aide à la Vie Active. En 1999, elle reprend en gestion deux CHRS Francis Feydel, à Lyon et à Villefranche sur Saône, dédiés à l'accueil des personnes en souffrance psychique, et crée en 2004 une Maison Relais à Gleizé, « Les Bruyères », puis une autre en 2010 à Saint-Priest, « Les Cèdres ». Ces différentes structures se sont alors ajoutées aux services du MAS lors de la fusion.

 

Aujourd’hui  

Grâce à un positionnement responsable des administrateurs et des salariés, les structures se sont associées dans le respect de chacune d'elles et dans un partage de leurs valeurs. Les autorités de tutelle ont apporté leur soutien moral, leurs encouragements et surtout un soutien financier sans lequel ce travail n'aurait pu aboutir.   Les fusions réalisées ont permis de rénover la structure de l'association et de renforcer son unité -en élargissant le conseil d’administration -en redéfinissant les fonctions d’encadrement -en créant un siège avec un service de gestion administrative et financière -en restructurant les cadres de l’action -en réfléchissant à l'évolution de l'association, ses nombreux services offrant l'opportunité à la fois d'un développement propre, mais aussi d'une plus grande complémentarité entre eux au service des usagers.